Nous vous présentons Bolormaa Purevjav, boursière de l’ICIRD.

Bolormaa Purevjav est présidente au Centre de l’engagement des parties prenantes et du développement durable (SESD), une ONG nationale en Mongolie.

Elle est ingénieure diplômée de l’Université de Brno, en République tchèque, et a également obtenu un MBA de l’Université Griffith en Australie. Elle a fait un séjour de quatre mois à l’Université de la Colombie-Britannique (UBS) au début de 2017 à titre de boursière de l’ICIRD.

Au cours de son séjour à l’ICIRD, Bolormaa a produit un rapport de recherche qui établissait une comparaison entre les gouvernements péruvien et mongol et les pratiques d’entreprise liées à l’utilisation de l’eau dans le secteur minier. Elle a également collaboré à une étude de cas sur le secteur minier artisanal et à petite échelle en Mongolie et a présenté ses travaux du SESD, en Mongolie, à un dîner-causerie organisé par Women in Mining BC et à une conférence tenue dans le cadre de la série de séminaires organisée par l’ICIRD à l’Institut Liu sur les enjeux mondiaux de UBC.

En août 2017, Bolormaa reviendra à UBC pour entreprendre un programme de doctorat portant principalement sur la gestion intégrée des ressources en eau dans le secteur minier.

Nous vous présentons ses réflexions sur son séjour à UBC à titre de boursière de l’ICIRD.

Parlez-nous de votre travail en Mongolie, de vos champs d’intérêt, vos préoccupations et vos espoirs. 

Depuis 15 ans, je travaille sur des projets de développement pour le Programme des Nations unies pour le développement (PDNU), la Direction suisse de développement et de coopération (ASDC) et la Fondation pour l’Asie. Depuis 2007, je travaille pour faciliter le dialogue, établir une compréhension commune et promouvoir la collaboration entre les parties prenantes dans les domaines où le secteur minier et les moyens d’existence traditionnels se rencontrent. Je m’intéresse à l’engagement des parties prenantes réalisé de façon constructive qui mènerait à des résultats durables et des changements positifs dans la communauté. Nous devons tous comprendre qu’avec le développement industriel, il faut porter une attention particulière à la pérennité de l’environnement, dont la réhabilitation et la restauration. Pour promouvoir le développement durable, une partie des revenus devrait être allouée à la réhabilitation environnementale, ce qui peut également devenir une activité économique pour les communautés locales.

En Mongolie, de nombreux changements surviennent tellement rapidement qu’il y a peu de temps pour réfléchir et apprendre. C’est hasardeux parce que nous pourrions avancer trop vite dans la mauvaise direction et subir des répercussions néfastes. Il est donc important que le gouvernement évalue l’incidence des politiques et révise celles-ci en conséquence, plutôt que faire des changements sans effectuer de bonnes recherches et analyses et sans réfléchir aux incidences.

Nous devrions nous concentrer sur la sensibilisation des citoyens afin d’accroître leurs connaissances et compétences et d’enrichir leurs expériences.

J’espère que la Mongolie aura du succès dans son parcours vers le développement d’une société brillante et dynamique. La jeune génération de Mongols constituera sa principale force pour faire des changements audacieux qui mèneront à une meilleure qualité de vie.

Quel était votre intérêt en venant à UBC ?

Je veux apprendre des expériences du Canada dans la gestion des mines et de l’environnement, en particulier la gestion des ressources en eau. UBC est un endroit formidable pour rencontrer de nouvelles personnes et apprendre, et elle se classe toujours dans les 40 meilleures universités du monde. J’aime l’idée qu’à UBC, « on permet les réflexions audacieuses afin d’aboutir à des idées qui peuvent changer le monde ».

J’ai commencé à m’intéresser à Vancouver il y a un an, lorsque je faisais des recherches sur le Plan d’action de Vancouver pour devenir la ville la plus verte, et ce, afin d’informer le Forum des maires de villes d’Asie du Nord-Est tenu en août 2016 ainsi que le gouvernement municipal de notre capitale, Oulan-Bator. Nous voulons que la capitale de la Mongolie soit une ville verte aussi, mais actuellement, il y a beaucoup de problèmes de pollution.

La moitié de la population de la Mongolie vit à Oulan-Bator, et 70 % sont des enfants et des jeunes. Nous devons créer un meilleur environnement naturel dans lequel nous pourrons les élever. Je suis contente que UBC soit située à Vancouver et d’avoir eu la chance de voir la mise en œuvre des initiatives de la ville la plus verte.

Qu’espérez-vous retirer de cet échange de connaissances ?

Mon expérience à UBC a renforcé l’importance d’équilibrer le développement minier et la gestion de l’environnement. Je crois que les gens font des généralisations négatives sur le secteur minier, et c’est malheureux qu’un mauvais exemple touche l’industrie tout entière. L’industrie minière donne la possibilité de générer des revenus pour construire des infrastructures dans l’ensemble de la Mongolie, comme les routes, l’énergie et les installations d’eau.

 

La Mongolie est un grand pays doté d’une population peu nombreuse et dispersée. Par conséquent, la formation continue et une sensibilisation accrue de la population sont très importantes. Lorsque je repartirai en Mongolie, je vais faire de la formation et de l’éducation, faciliter le dialogue et peut-être mettre en œuvre des projets de réhabilitation environnementale.

Qu’avez-vous appris à UBC et au Canada et comment cela contribuera-t-il à votre vie et votre travail en Mongolie ?

I appreciate all the help and support I received from CIRDI staff and people at UBC. UBC has exceptionally good resources and research facilities with many opportunities to meet with people and participate in the workshops and talks organized by UBC departments. My experience was very positive and enriching. I will share it with others and inspire young people to study at UBC and learn about life in Vancouver.

J’ai été impressionnée par l’attitude positive des gens à Vancouver ainsi que par leur vision et leur responsabilité communes : maintenir la ville propre et verte et accueillir la diversité.

Je crois fermement qu’une attitude positive envers les autres – une attitude de respect et d’acceptation de la diversité – est un facteur prioritaire pour développer un pays. Les gens qui ont une bonne attitude et possèdent des connaissances peuvent créer une société qui offre des chances égales aux hommes et aux femmes.

Je n’ai pas seulement appris des choses sur les mines et la gestion de l’environnement; j’ai aussi observé et j’ai vu dans ma vie de tous les jours à Vancouver l’attitude positive dont font preuve la plupart des gens.

Qui profitera de ce que vous avez appris au Canada ?

J’en ai certainement profité directement, et je vais partager les connaissances que j’ai acquises pour influencer et changer les perceptions dans mon pays. Je vais contribuer à l’élaboration de politiques par l’intermédiaire de diverses activités comme conseiller les organismes communautaires, promouvoir l’engagement de la société civile, du gouvernement mongol et du secteur privé afin de discuter de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, travailler avec les jeunes, organiser des événements et faire partie d’initiatives liées au développement durable et à la croissance verte.

 

Voir la présentation de la Série de seminaires de Bolormaa

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